Homo deus, une brève histoire de l’avenir

Après Sapiens, une brève histoire de l’humanitéYuval Noah Harari vient de sortir Homo deus, une brève histoire de l’avenir. Autant vous le dire tout de suite, j’ai d’abord été transporté par Sapiens tout comme M. Gates, Brin et consorts… et puis, la simplicité et la fluidité du propos trouvent toujours leur limite dans la simplification dans laquelle tombe finalement l’auteur. Je résume rapidement l’ouvrage de quelques 450 pages pour ceux qui ne l’ont pas lu (vous me pardonnerez la caricature 🙂 : les premiers sapiens se la coulaient douce, entre deux parties de chasse et cueillette, à regarder le ciel et les étoiles ; dès que l’agriculture a été inventée, l’homme est devenu esclave de lui-même et des autres.

Avec Homo deus, Yuval Noah Harari nous plonge dans l’avenir et ça ne donne pas envie, sauf pour M. Gates, Brin et consorts… qui adorent toujours autant. Selon l’historien, l’homme de demain sera « réagencé » grâce aux nouvelles technologies pour échapper aux maladies, à la vieillesse et peut-être à la mort… mais bien sûr il n’y en aura pas pour tout le monde, le transhumanisme et l’homme augmenté ne seront accessibles qu’aux riches. « Les inégalités économiques pourront se traduire en inégalités biologiques, prévient Yuval Noah Harari : pour la première fois de l’Histoire, la classe supérieure pourra être biologiquement supérieure », et il prévoit que tout un pan de la société basculera dans une catégorie qu’il a nommé « la classe qui ne sert à rien ».

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